Le DFAM, acronyme de « Drummer From Another Mother », revisite la boîte à rythmes traditionnelle en y injectant la griffe analogique propre à Moog. Logé dans un châssis de 60 HP surmonté de joues en bois, l’appareil conjugue immédiateté et profondeur : aucun patch n’est requis pour démarrer, mais 24 points de connexion attendent les créateurs aventureux. Son séquenceur analogique à huit pas – chacun avec son propre réglage de hauteur et de dynamique – permet de tisser des patterns organiques, fluctuants et souvent imprévisibles.
Sous le panneau, deux oscillateurs commutables triangle/carré couvrent une plage de plusieurs octaves, épaulés par un générateur de bruit blanc (ou un signal externe) pour attaquer la section de filtrage. On retrouve ici le célèbre ladder-filter Moog, paramétrable en passe-bas ou passe-haut, qui donne au DFAM la capacité d’aller du kick grave et enveloppé au claquement acide et perçant. Trois enveloppes ultra-réactives – l’une pour le pitch, l’autre pour le filtre, la dernière pour l’ampli – sculptent chaque frappe avec précision, tandis qu’un réglage global de résonance pousse le circuit jusqu’à la saturation si désiré.
Grâce à sa baie de patch mini-jack, le DFAM dialogue sans effort avec un Mother-32, un Subharmonicon ou n’importe quel système Eurorack : synchronisation, modulation croisée FM, ratchets, modulations aléatoires… tout est possible. Alimenté soit par bloc secteur, soit directement depuis un rail Eurorack, il trouve sa place aussi bien sur une table de studio que dans un case de performance. Compact, robuste et résolument tactile, le DFAM transforme chaque session en exploration sonore, oscillant entre lignes de basse gluantes, drones corrosifs et percussions mutantes, et s’impose comme une machine à rythmes aussi ludique qu’addictive.
Le Moog DFAM brille avant tout par son grain analogique haut en couleur : avec ses deux oscillateurs expansifs, son bruit blanc et son filtre « ladder » emblématique, il engendre des kicks profonds, des claquements acides et même des drones grondants sans effort. Sa face avant favorise l’exploration : huit pas dotés chacun de réglages de hauteur et de dynamique, une modulation FM interne et surtout vingt-quatre points de patch transforment la moindre séance en terrain de jeu fertile, que l’on reste standalone ou que l’on l’insère dans un Eurorack. Malgré cette profondeur, la prise en main demeure immédiate : on branche, on tourne deux boutons et une pulsation vivante sort des haut-parleurs. Ajoutez à cela un châssis métal solide, des joues en bois élégantes et une alimentation pensée pour le studio comme pour la scène, et vous obtenez un instrument aussi inspirant qu’increvable, capable de libérer la créativité rythmique des néophytes comme des sound-designers chevronnés.
Les critiques souvent adressées au DFAM sont l’absence de MIDI, séquenceur limité à 8 pas fixes et modulation restreinte. Ces lacunes ont maintenant toutes leur antidote. Débridez votre DFAM et passez en mode MIDI : découvrez dès maintenant le MI²DF, et transformez les points faibles du DFAM en nouveaux territoires créatifs.
